Vous avez une douleur du genou ? Toute douleur n'est pas méniscale. Voici les caractéristiques typiques d'une atteinte du ménisque, les signes qui doivent alerter, le diagnostic différentiel et le moment où la consultation spécialisée s'impose.
La douleur d'origine méniscale a des caractéristiques bien identifiées :
Douleur très focale sur le bord interne (ménisque interne) ou le bord externe (ménisque externe) du genou, à mi-hauteur. Pas une douleur diffuse de tout le genou.
S'aggrave à l'accroupissement profond, en position assise jambes croisées, en sortant de voiture, à la descente d'escalier, en tournant brusquement le genou.
Douleur typiquement mécanique : présente en charge, à la marche prolongée, à l'effort sportif. Diminue ou disparaît au repos. Peu de douleur nocturne (sauf en poussée).
Épanchement intermittent (après l'effort), craquement à la flexion, parfois blocage articulaire transitoire (impossibilité passagère de tendre le genou).
Blocage articulaire vrai (genou bloqué en flexion, impossible à tendre) — gonflement majeur post-traumatique avec impotence — fièvre + douleur articulaire (suspicion d'arthrite septique) — déformation visible du genou.
Douleur persistant plus de 2-3 semaines malgré le repos — épanchement récurrent — blocage intermittent — instabilité ressentie — douleur invalidante au sport.
Plusieurs autres causes peuvent mimer une douleur méniscale. Voici les principales :
Douleur plus diffuse, raideur matinale courte, craquements globaux, prédominance au sujet > 50 ans. Radiographie évocatrice.
Douleur basse et interne, sous l'interligne, déclenchée par la course. Pas de blocage. Sensible à la palpation des tendons.
Douleur antérieure (autour de la rotule), à la descente d'escalier, en station assise prolongée (cinéma). Pas d'interligne sensible.
Douleur très proche du tableau méniscal, parfois indissociable. Le diagnostic se fait à l'IRM ou à l'arthroscopie.
Gonflement postérieur du genou, souvent associé à une lésion méniscale sous-jacente. Sensation de tension postérieure.
Douleur latérale, déclenchée par la course (« syndrome de l'essuie-glace »). Pas de blocage. Sensible au repli en descente.
Le chirurgien orthopédique procède à :
La douleur méniscale est typiquement située sur l'interligne articulaire (bord interne ou externe du genou), reproduite à la palpation, à l'accroupissement, en position jambes croisées, et lors de la flexion forcée. Elle s'accompagne souvent d'un gonflement intermittent et de craquements.
Consultez en urgence en cas de blocage articulaire, de gonflement rapide après traumatisme, ou d'impotence fonctionnelle majeure. Consultez rapidement si la douleur persiste plus de 2-3 semaines malgré le repos, ou si elle s'aggrave.
L'arthrose donne une douleur diffuse, plus mécanique (à l'effort), avec raideur matinale courte (< 30 min). La douleur méniscale est plus focale (interligne), reproduite par des manœuvres spécifiques, et peut être associée à des blocages — rares dans l'arthrose isolée. Les deux coexistent souvent chez le sujet > 50 ans.
Repos relatif (éviter les activités à pivot), glace en cas d'épanchement (3 fois/jour × 15 min), antalgiques simples (paracétamol), genouillère élastique souple. Éviter les anti-inflammatoires en cas de doute sur une suture future (peut nuire à la cicatrisation).
Cela dépend du type de lésion. Une lésion stable et peu symptomatique peut s'améliorer spontanément en quelques semaines avec repos relatif. Une lésion instable ou symptomatique persistante au-delà de 4-6 semaines nécessite un avis spécialisé.