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🦴 Fiche complète — Chirurgie de la hanche

Prothèse totale de hanche (PTH) à Chambéry : guide complet

La prothèse totale de hanche est l'une des chirurgies les plus efficaces de la médecine moderne. Avec la voie antérieure mini-invasive et la RAAC, la récupération est rapide, la luxation rare, et le retour aux activités s'effectue en quelques semaines. Guide complet pour le patient.

Prothèse totale de hanche (PTH) — Voie antérieure mini-invasive, Médipôle de Savoie
🔍
Bilan
Radio + planification
⏱️
Durée
1h – 1h30
🏥
Hospitalisation
1 à 3 jours (RAAC)
🚶
Marche
Dès J0
🚴
Reprise sport
6 à 12 semaines

Comprendre l'arthrose de la hanche

La coxarthrose (arthrose de la hanche) est l'usure progressive du cartilage de la hanche, entraînant douleur, raideur et limitation des mouvements. Elle peut être primitive (vieillissement) ou secondaire à une dysplasie congénitale, un conflit fémoro-acétabulaire, une nécrose de la tête fémorale, une fracture, ou une polyarthrite.

Symptômes typiques :

  • Douleur du pli de l'aine, irradiant à la cuisse antérieure ou à la fesse
  • Raideur matinale et après station assise prolongée
  • Limitation : difficulté à mettre ses chaussettes, à se couper les ongles, à monter en voiture
  • Boiterie progressive
  • Douleur nocturne à des stades avancés
📊
Une chirurgie de référence

La PTH est l'une des chirurgies les plus efficaces et les plus pratiquées au monde. Plus de 180 000 PTH sont implantées chaque année en France. Avec un taux de satisfaction patient supérieur à 95 %, c'est l'une des opérations à plus fort impact sur la qualité de vie.

Quand envisager une prothèse de hanche ?

Étape 1

Traitement médical

Kinésithérapie, antalgiques, perte de poids, adaptation des activités, canne en cas de douleur, infiltrations corticoïdes échoguidées.

Indication PTH

Coxarthrose évoluée

Douleur quotidienne invalidante, raideur fonctionnelle marquée, signes radiologiques évolués (pincement majeur, ostéophytose, géodes), échec du traitement médical bien conduit.

Autres indications

Nécrose, dysplasie, fracture

Nécrose aseptique de la tête fémorale (stade évolué), séquelles de dysplasie congénitale chez l'adulte jeune, fracture du col fémoral chez le sujet âgé, arthrite post-infectieuse.

Critères de décision

Patient et médecin partagent

Décision basée sur l'intensité de la douleur, la limitation fonctionnelle, l'imagerie, l'âge, les comorbidités, et les attentes du patient. La PTH n'a pas d'âge mais un état général compatible est nécessaire.

Voie antérieure vs voie postérieure

Le choix de la voie d'abord est une décision majeure. Au Médipôle, la voie antérieure mini-invasive est privilégiée pour la majorité des patients.

Voie privilégiée

Voie antérieure mini-invasive

Principe : abord par l'avant de la hanche, entre les muscles, sans section musculaire. Réalisée sur table orthopédique avec contrôle radioscopique. Avantages : récupération plus rapide, risque de luxation très faible (< 1 %), pas de précautions positionnelles, démarche plus naturelle, cicatrice esthétique. Indications : la majorité des PTH primaires.

Voie classique

Voie postérieure

Principe : abord par l'arrière de la hanche, section partielle des muscles pelvi-trochantériens. Avantages : exposition large, technique éprouvée, polyvalente. Inconvénients : risque de luxation plus élevé (1-3 %), précautions positionnelles 6 semaines (sièges hauts, pas de croisement de jambes). Indications : reprises prothétiques, obésité majeure, anatomie particulière.

Déroulement de l'intervention (voie antérieure)

1
Anesthésie

Locorégionale + sédation

Rachianesthésie ou anesthésie générale selon le profil. Bloc nerveux pour l'antalgie post-opératoire. Infiltration peropératoire.

2
Installation

Table orthopédique

Patient en décubitus dorsal sur table orthopédique avec extension. Contrôle radioscopique disponible en peropératoire pour vérifier la position des implants.

3
Voie d'abord

Incision antérieure 8-10 cm

Incision antérieure verticale ou horizontale, passage entre les muscles (sartorius, tenseur du fascia lata) sans les sectionner. Accès à l'articulation.

4
Geste osseux

Préparation du cotyle

Ablation de la tête fémorale arthrosique. Préparation du cotyle (alésage) puis impaction du cotyle prothétique. Vérification de la position au radioscope.

5
Fémur

Préparation du fémur

Préparation du canal fémoral. Pose de la tige fémorale (cimentée ou non selon profil osseux). Mise en place de la tête prothétique (couple de friction céramique-céramique ou céramique-polyéthylène).

6
Tests & fin

Vérification & fermeture

Vérification de la stabilité, des amplitudes, des longueurs de membres (comparaison radioscopique). Fermeture par plans. Durée totale 1h à 1h30.

RAAC — Récupération améliorée

La RAAC appliquée à la PTH transforme l'expérience patient :

Avant l'opération

  • Information complète et préparation psychologique
  • Préhabilitation kinésithérapique (renforcement fessiers)
  • Bilan nutritionnel et optimisation médicale
  • Arrêt du tabac, contrôle du diabète

Pendant l'hospitalisation

  • Anesthésie locorégionale + infiltration peropératoire
  • Lever et premiers pas dès J0 dans la chambre
  • Reprise alimentation immédiate
  • Kinésithérapie pluri-quotidienne dès J+1
  • Sortie à J+1 à J+3 selon évolution

Calendrier de récupération

J+0
Jour J

Premiers pas

Lever et premiers pas en chambre dès le retour de bloc, sous contrôle du kinésithérapeute. Anesthésie locorégionale efficace.

J+1-3
Hospitalisation

Marche progressive

Marche dans le couloir avec 2 béquilles, montée d'escaliers, transferts. Sortie à domicile quand sécurité acquise.

S+2-3
Première étape

Une béquille

Passage à une béquille du côté opposé. Marche en intérieur sans béquille possible si confiance suffisante. Vélo d'appartement.

S+4-6
Sevrage

Sevrage béquilles

Abandon complet des béquilles. Marche normale. Conduite possible (selon côté). Reprise progressive des activités sociales.

M+2-3
Activités

Vie active

Randonnée modérée, vélo en extérieur, natation, golf. Reprise des activités professionnelles sédentaires.

M+3-6
Sports

Sports de loisir

Ski alpin loisir, ski de fond, raquettes, tennis double, équitation modérée. Reprise complète de la vie active.

🚀
Récupération particulièrement rapide

Beaucoup de patients sont surpris par la rapidité de leur récupération après PTH par voie antérieure : la douleur préopératoire disparaît immédiatement, et la marche s'améliore semaine après semaine. C'est une chirurgie souvent qualifiée de « miracle » par les patients.

Sports compatibles avec une PTH

Recommandés

Marche, randonnée, vélo

Excellent entretien fonctionnel. Randonnée en montagne possible, y compris dénivelé important après 6 mois.

Recommandés

Natation, aquagym, golf

Sports doux idéaux après PTH. Golf possible dès 2-3 mois (parcours adaptés au début).

Possibles

Ski alpin & ski de fond

Reprise vers 3-6 mois sur pistes adaptées (pas hors-piste engagé, pas compétition). Le ski de fond classique est excellent.

Possibles

Tennis (double), équitation

Tennis en double, équitation modérée : possibles avec adaptation et reprise progressive.

Déconseillés

Course longue, sports pivot-contact

Trail, marathon, foot, rugby, hand : sollicitations en torsion néfastes pour la prothèse. À éviter au long cours.

Cas par cas

Ski hors-piste, alpinisme

Discutés individuellement selon le profil, le niveau, l'âge. Pas une contre-indication absolue chez certains patients motivés.

Risques et complications

Luxation (< 1 % voie antérieure)

Sortie de la prothèse de son emplacement. Très rare avec la voie antérieure. Plus fréquente en voie postérieure (1-3 %) — d'où les précautions postérieures les 6 premières semaines.

Infection (< 1 %)

Antibioprophylaxie en peropératoire. Toute fièvre + douleur dans les 3 premiers mois à reconsulter en urgence.

Phlébite, embolie (< 1 %)

Anticoagulants 4-6 semaines, bas de contention, mobilisation précoce.

Différence de longueur

Rare, généralement minime (< 1 cm), bien tolérée. Compensée par une talonnette si nécessaire. Contrôle radioscopique peropératoire limite ce risque.

Fracture périprothétique

Rare. Survient lors de la pose (réparée immédiatement) ou plus tard sur traumatisme. Plus fréquente chez le sujet ostéoporotique.

Descellement à long terme

10-15 % à 20 ans. Manifesté par une douleur croissante, parfois une boiterie. Nécessite une reprise prothétique (changement de prothèse).

Questions fréquentes

Quand envisager une prothèse de hanche ?

La PTH est indiquée en cas d'arthrose évoluée et invalidante de la hanche (coxarthrose), de nécrose de la tête fémorale, de séquelles de dysplasie ou de fracture du col fémoral. Critères : douleur quotidienne invalidante, limitation fonctionnelle marquée, échec du traitement médical.

Voie antérieure ou postérieure : quelle différence ?

La voie antérieure mini-invasive (sur table orthopédique) respecte les muscles, permet une récupération plus rapide et présente moins de risque de luxation. La voie postérieure reste indiquée dans certains cas complexes (reprise, obésité majeure, anatomie particulière). La voie antérieure est privilégiée chez la majorité des patients au Médipôle.

Combien de temps d'hospitalisation pour une PTH ?

Avec le protocole RAAC, 1 à 3 jours d'hospitalisation. Lever et marche dès J0. Sortie à domicile dès que la marche est sécurisée et la douleur contrôlée.

Combien de temps avant de remarcher ?

Marche avec deux béquilles dès J0. Une béquille à partir de S+2-3. Sevrage complet à S+4-6. Marche normale autour de 6 semaines. Reprise complète de l'activité quotidienne à 2 mois.

Quels sports sont compatibles avec une prothèse de hanche ?

Recommandés : marche, randonnée, vélo, natation, golf, ski alpin de loisir, ski de fond. Possibles : tennis double, équitation modérée. Déconseillés : course à pied prolongée, sports pivot-contact, ski hors-piste engagé. La PTH permet généralement un excellent retour à la vie active.

Combien de temps dure une prothèse de hanche ?

Les prothèses modernes ont une durée de vie estimée à 20-25 ans pour plus de 90 % des patients. Les couples de frottement modernes (céramique-céramique, céramique-polyéthylène hautement réticulé) ont considérablement amélioré la longévité des prothèses.

Quels sont les risques de la PTH ?

Complications rares : luxation (< 1 % en voie antérieure), infection (< 1 %), phlébite (< 1 %), différence de longueur, descellement à long terme, fracture périprothétique. La voie antérieure mini-invasive et les protocoles RAAC limitent ces risques.

Risque de luxation avec une PTH ?

Très réduit avec la voie antérieure (< 1 %), un peu plus élevé en voie postérieure (1-3 %). Les précautions classiques (éviter rotations extrêmes, sièges hauts les 6 premières semaines) sont moins strictes après voie antérieure.

Faut-il faire de la kinésithérapie après PTH ?

Oui mais moins intensément qu'après une PTG. 15 à 30 séances de kiné en moyenne sur 6 semaines : récupération des amplitudes, renforcement musculaire (fessiers surtout), proprioception et schéma de marche. La PTH récupère souvent toute seule, mais la kiné optimise le résultat.

Quand peut-on conduire et reprendre le travail ?

Conduite : 4 à 6 semaines selon le côté opéré (plus tôt pour la hanche gauche en boîte auto). Travail sédentaire : 4-6 semaines (télétravail possible plus tôt). Travail physique : 3-6 mois selon la pénibilité.

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